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Inondations de Qsar El Kébir… Le Mouvement populaire appelle : de la colère du ciel à l’éveil de la terre

Dans un moment hors du commun, la ville de Qsar El Kébir s’est trouvée confrontée à l’épreuve la plus brutale de la nature. Torrents dévastateurs, pluies torrentielles sans précédent, visages creusés par la peur et l’attente, observant le destin de leurs maisons et de leurs souvenirs s’effondrer sous l’assaut de l’eau et de la boue. Scène humaine déchirante qui ramène au premier plan la question lancinante posée à l’État et à la société : notre préparation face à la fureur du climat et à ses soubresauts imprévisibles est-elle à la hauteur ?
Au cœur de cette crise, le Mouvement populaire a réagi par un communiqué exprimant son vif empressement face aux drames qui frappent Qsar El Kébir et ses périphéries. Il martèle que l’heure est au terrain, que la priorité absolue va au sauvetage des vies, à l’hébergement des sinistrés et à leur protection. Sans omettre de rendre un hommage mérité aux efforts titanesques des différents intervenants : des Forces armées royales aux équipes de la Protection civile, en passant par la Gendarmerie royale, la Sûreté nationale, les autorités locales, et jusqu’aux élans spontanés des citoyens ayant ouvert grand leurs portes aux déplacés. Preuve, une fois de plus, que l’esprit de solidarité n’est pas vain mot d’ordre, mais substance vivace de l’âme marocaine.
Ce communiqué ne s’est pas contenté de la solidarité de façade : il va plus loin, appelant à une révision urgente des politiques publiques de gestion des risques naturels, au déclenchement rapide du Fonds d’indemnisation des catastrophes, à l’adoption accélérée de la loi sur la montagne et à la création d’une agence nationale dédiée aux zones montagneuses. La catastrophe n’est pas qu’un flot d’eau : c’est aussi l’absence d’anticipation proportionnée aux défis récurrents que notre pays affronte désormais.
Ce qui advient aujourd’hui à Qsar El Kébir n’est pas un accident isolé, mais un avertissement environnemental, social et politique qui somme tous les acteurs – institutions étatiques, partis, société civile – de repenser développement territorial et justice climatique. Les Marocains ne réclament pas l’impossible : juste des infrastructures résistantes et une gestion préventive qui les préserve quand le ciel s’embrase.
En clôture de cette heure grave, l’observateur ne peut que célébrer cet accord national implicite qui surgit à chaque épreuve, quand larmes de crainte et larmes de solidarité se confondent dans une fresque marocaine authentique, clamant au monde : telle est une nation qui, engloutie par les eaux, ne coule point, portée par les cœurs de ses fils vibrant d’amour, de résilience et de foi

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