Diplomatie africaine : le retrait forcé du Polisario du Conseil de paix et de sécurité consacre l’axe Maroc–Libye

Le Polisario vient d’annoncer officiellement son retrait de la course au siège nord-africain du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine pour le mandat 2026-2028, un camouflet diplomatique retentissant pour Alger et son protégé. Ce n’est pas un « geste altruiste » comme le prétend le storytelling algérien, mais une capitulation face à un manque total de soutiens et à la solidité de l’axe Maroc-Libye.
Contexte : une candidature morte-née
La « RASD » avait osé se porter candidate pour représenter l’Afrique du Nord au CPS, en concurrence directe avec la Libye et malgré l’ombre portée du Maroc. Ce siège stratégique, pilier des décisions africaines sur les conflits, aurait dû offrir une tribune idéale au séparatisme. Mais l’isolement était patent dès le dépôt : érosion des soutiens pro-Polisario au sein de l’UA depuis le retour du Maroc en 2017.
L’axe Maroc-Libye : le duo gagnant
Rabat a apporté un soutien décisif à Tripoli, renforçant des liens diplomatiques solides forgés par des années de facilitation des dialogues inter-libyens. La Libye, absente du CPS depuis trop longtemps, revient en force grâce à cet appui, illustrant une diplomatie marocaine pragmatique qui privilégie la stabilité régionale. Face à cela, Alger a multiplié les appels en vain : zéro État africain n’a rallié la cause du Polisario.
Retrait forcé, pas « altruiste »
Le Polisario sauve les apparences en évoquant une solidarité nord-africaine, mais les faits parlent : éviter un vote humiliant où la défaite était courue d’avance. Ce scénario confirme une tendance : l’UA neutralise progressivement l’influence séparatiste, sans expulsion spectaculaire mais via une mise au rencart institutionnelle.
Vers la fin d’une illusion ?
Ce retrait n’est pas isolé : il s’inscrit dans un reflux général du Polisario, miné par le réalisme africain et la montée en puissance marocaine. L’UA priorise désormais sécurité et intégration, reléguant un mouvement non reconnu par l’ONU en marge des débats. Oui, c’est le début de la fin pour son rôle au sein de l’Union africaine.





