Mohamed Ouzine porte un coup fatal au directeur de Chouf TV

Mohamed Ouzine porte un coup fatal au directeur de Chouf TV
Dans un contexte où la politique marocaine s’accélère vers des tournants constitutionnels et institutionnels, le recours de Mohamed Ouzine, secrétaire général du Mouvement Populaire, à la Cour constitutionnelle n’était pas une simple manœuvre tactique, mais une intervention chirurgicale face à un blocage législatif menaçant l’essence même de l’autorégulation de la presse, restaurant ainsi le principe d’égalité et d’équilibre au sein du Conseil National de la Presse et invalidant des articles favorisant les éditeurs au détriment des journalistes élus, en contradiction flagrante avec l’esprit de la Constitution de 2011 qui protège la liberté d’expression sans permettre la transformation des organes professionnels en refuge pour le clientélisme ou les privilèges déguisés. Cette décision constitutionnelle, saluée par l’Association Nationale des Médias et Éditeurs elle-même comme une victoire de la légitimité et de la légalité, met en lumière les tentatives de personnalisation du débat par des organes comme Chouf TV, où son directeur transforme un différend juridique objectif en affrontement personnel mesquin, comme si la presse professionnelle avait besoin de leçons d’un marchand de clics bâtissant sa réputation sur le sensationnalisme et le chantage plutôt que sur l’enquête et la reddition de comptes. Ouzine n’a pas attaqué la presse en tant que profession, mais l’a défendue en rejetant un texte accordant neuf sièges aux éditeurs contre sept aux journalistes et les excluant de tâches essentielles comme l’établissement du rapport annuel, transformant le Conseil d’un cadre d’autorégulation équilibré en outil de contrôle lobbyiste, ce que la Cour a confirmé en annulant les articles 5, 9, 10, 13, 23 et d’autres pour incompatibilité avec les articles constitutionnels 6, 28, 118 et 120, affirmant que l’autorégulation ne se mesure pas seulement au nombre de sièges mais à son aptitude à garantir l’égalité et la transparence loin de toute domination partielle. Alors que le communiqué de l’Association déplore un arrêt temporaire des cartes professionnelles et des salaires du personnel du Conseil, il oublie que cet arrêt provient fondamentalement du forcing d’un texte défectueux malgré les réserves parlementaires, et non du recours de l’opposition qui a corrigé la trajectoire et sauvé la profession d’une mouture législative légalisant le chaos sous couvert de régulation, la Cour n’ayant jugé ni sur le tempo sectoriel ni sur les délais mais sur le respect du texte par la Constitution, rendant ainsi l’accusation d’Ouzine de partialité ou de calculs politiques étroits un renversement des rôles puisqu’il a soumis le litige à la justice constitutionnelle pour trancher au nom du droit et non de la majorité numérique. Quant au directeur de Chouf TV, sa tentative de renverser la table en dépeignant Ouzine comme un obstacle au processus professionnel révèle sa faiblesse éthique et professionnelle, son discours dérapant vers l’insulte personnelle et la menace voilée au lieu d’affronter les arguments juridiques, comme si son long passé de diffusion de rumeurs et de scandales fabriqués le qualifiait pour défendre l’indépendance de la presse alors qu’il en est partie prenante dans ce clientélisme médiatique contre lequel Ouzine avait alerté dès le départ dans ses déclarations parlementaires et publications, mettant en garde contre la complaisance envers une «presse voyou» réclamant des privilèges sans contrôle. Ainsi, la décision de la Cour devient un coup fatal non pas à la presse, mais à ceux qui ont tenté de vendre leur anarchie comme liberté, et particulièrement au directeur de Chouf TV qui s’est retrouvé face à un miroir constitutionnel révélant son imposture, le recours parlementaire ne lui laissant aucune marge de manœuvre: les articles sont tombés, l’équilibre restauré, le dossier renvoyé au législateur pour forger un texte respectant la Constitution sans la berner, faisant d’Ouzine le symbole d’une opposition institutionnelle responsable déléguant au judiciaire plutôt que de le combattre, tandis que ses adversaires s’enlisent dans le bourbier de la personnalisation et du deux poids deux mesures, rappelant à l’opinion publique que la vraie presse n’a pas besoin des leçons des marchands de clics mais de politiques protégeant ses acquis démocratiques à l’aune de la Constitution et non des calculs conjoncturels.





